L’ACTIVITÉ PHYSIQUE DOIT FAIRE PARTIE DE VOTRE CULTURE ORGANISATIONNELLE!

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Photo: Gestion HEC Montréal
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Source: Gestion HEC Montréal | Emmanuelle Gril

Les bienfaits de l’activité physique pour les individus ne sont plus à démontrer, et les retombées pour les entreprises sont tout aussi positives. Voici quelques-uns des nombreux avantages d’implanter l’activité physique dans votre culture organisationnelle et d’inculquer à vos employés le plaisir de bouger.


Une bonne part de la population active passe le plus clair de ses journées au travail ou en déplacement vers ce dernier. Or, plus les individus consacrent de temps au boulot et moins ils en ont pour faire de l’activité physique. C’est pourquoi il s’avère particulièrement pertinent pour les entreprises, peu importe leur taille, d’inciter leurs employés à bouger davantage sur leur lieu de travail. C’est non seulement bon pour eux, mais aussi pour l’organisation elle-même.


Retour sur investissement

Seulement 47% des entreprises offriraient des ressources afin d’encourager la pratique régulière de l’activité physique chez leurs employés. Qui plus est, à peine 12% d’entre elles compteraient mettre en place des mesures pour favoriser la pratique d’activités physiques. Ces chiffres révélateurs sont issus d’un sondage mené à la fin de 2021 par Léger pour le compte d’ACTIZ. Cette stratégie qui a vu le jour en 2019 est une initiative de M361 et du ministère de l’Éducation du Québec afin de promouvoir l’activité physique auprès des entreprises et de les outiller en ce sens.


Inciter ses employés à bouger davantage génère de nombreuses retombées positives, indique Marianne Lacharité-Lemieux, kinésiologue et experte ACTIZ. Outre l’amélioration de la santé physique et mentale, le climat de travail s’en trouve aussi amélioré, ainsi que la cohésion des équipes et même la productivité, par le biais d’un effet domino qui décuple les bienfaits. «Cela contribue assurément au bien-être des employés : ils sont plus heureux, plus en santé, ils ont davantage de plaisir et travaillent mieux. Au bout du compte, la rétention des ressources humaines s’en trouve aussi accrue», indique-t-elle.


Des études ont également démontré que pour chaque dollar consacré à une démarche liée à la santé et au mieux-être, les entreprises peuvent espérer 1,50 à 3,80$ de retour sur leur investissement, autrement dit jusqu’400%!


Mais ce n’est pas tout. Suzanne Laberge, professeure titulaire à École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal et co-auteure de l’Avis du comité scientifique de Kino-Québec sur l’activité en milieu de travail[1], mentionne que parallèlement, cela contribue à diminuer les coûts reliés aux problèmes de santé potentiels des employés, tant d’un point de vue physique que mental, tout en réduisant l’absentéisme et le présentéisme. «C’est logique : parce qu’ils sont motivés, ils sont aussi plus intéressés à se présenter à leur travail», indique-t-elle.


Sans compter les retombées positives pour la réputation de l’entreprise, remarque Mouna Knani, professeure adjointe au Département de gestion des ressources humaines de HEC Montréal. «Une organisation qui incite ses employés à faire de l’activité physique montre qu’elle se préoccupe de leur bien-être, c’est donc très bénéfique pour son image», dit-elle.


Sauter le pas

En décidant de passer à l’action et d’implanter l’activité physique au cœur de leur culture, les organisations mettent donc beaucoup de chances de leur côté et se donnent même une longueur d’avance sur leurs concurrentes. Mais cela ne s’improvise pas, et plusieurs défis les attendent dans cette démarche. Après avoir réalisé une analyse de la situation et des besoins de leurs employés, qui s’effectuera aisément à l’aide de différents outils mis à leur disposition par ACTIZ, il leur faudra aussi prendre conscience que le département des ressources humaines ou le comité mandaté pour favoriser le mieux-être en milieu de travail ne peuvent pas être les seuls porteurs de ballon.


«En ce sens, la direction devra accepter l’idée, montrer l’exemple et communiquer constamment son engagement, en faisant valoir ses champions par exemple. Il faudra également rallier au projet les parties prenantes, comme le syndicat et les différents corps de métier et catégories d’employés. Un programme mur à mur ne fonctionnera pas. Dans ce domaine, il n’y a pas de recette unique, il faut s’adapter à la diversité de son équipe», explique Suzanne Laberge.


Autre aspect à ne pas négliger : l’implantation de l’activité physique en entreprise est un processus qu’on pourrait qualifier de « cyclique ». Les organisations peuvent évaluer ponctuellement les besoins et les intérêts de leurs équipes, qui risquent d’évoluer avec le temps et les mouvements de personnel. L’offre peut donc être renouvelée et ajustée. On évite ainsi que l’usure du temps n’entraîne un désinvestissement des employés en leur proposant de nouvelles activités pouvant les interpeler.


Enfin, effectuer un bilan post mortem des bons et des moins bons coups et revoir en conséquence les stratégies mises en place est tout aussi essentiel. «On ne peut pas uniquement parachuter une activité. Il faut s’assurer qu’elle réponde aux attentes et comble réellement les besoins des employés», conclut Mouna Knani.


 

PHYSICAL ACTIVITY MUST BE PART OF YOUR ORGANIZATIONAL CULTURE!

An article from Gestion HEC Montréal | Français


Photo: Gestion HEC Montréal
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Source: Gestion HEC Montréal | Emmanuelle Gril

The benefits of physical activity for individuals are well established, and the benefits for businesses are just as positive. Here are some of the many benefits of embedding physical activity into your organizational culture and instilling in your employees the joy of movement.


A good part of the working population spends most of their days at work or traveling to it. However, the more time people devote to work, the less time they have for physical activity. This is why it is particularly relevant for companies, regardless of their size, to encourage their employees to move more in the workplace. This is not only good for them, but also for the organization itself.


Return on investment

Only 47% of companies would offer resources to encourage the regular practice of physical activity among their employees. Even more, barely 12% of them intend to put in place measures to promote the practice of physical activity. These revealing figures come from a survey conducted at the end of 2021 by Léger on behalf of ACTIZ. This strategy, which was launched in 2019, is an initiative of M361 and the Quebec Ministry of Education to promote physical activity among businesses and provide them with the tools to do so.


Encouraging employees to move more generates many positive spinoffs, says Marianne Lacharité-Lemieux, kinesiologist and ACTIZ expert. In addition to improving physical and mental health, the working climate is also improved, as well as team cohesion and even productivity, through a domino effect that multiplies the benefits. “It certainly contributes to the well-being of employees: they are happier, healthier, they have more fun and work better. Ultimately, the retention of human resources is also increased,” she says.


Studies have also shown that for every dollar spent on an approach related to health and well-being, companies can expect a return on their investment of $1.50 to $3.80, in other words up to 400%!


But that's not all. Suzanne Laberge, full professor at the École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique of the University of Montreal and co-author of the Avis du comité scientifique de Kino-Québec sur l’activité en milieu de travail[1], mentions that at the same time, it helps to reduce the costs related to potential health problems for employees, both physically and mentally, while reducing absenteeism and presenteeism. “It makes sense: because they are motivated, they are also more interested in showing up fto work” she says.


Not to mention the positive spinoffs for the company's reputation, notes Mouna Knani, assistant professor in the Département de gestion des ressources humaines at HEC Montréal. “An organization that encourages its employees to engage in physical activity shows that it cares about their well-being, so it is very good for its image,” she says.


Take the leap

By deciding to take action and establish physical activity at the heart of their culture, organizations are putting a lot of chances on their side and even giving themselves a head start on their competitors. But this cannot be improvised, and several challenges await them in this process. After having carried out an analysis of the situation and the needs of their employees, which will be easily carried out using the various tools made available to them by ACTIZ, they will also have to be aware that the human resources department or the mandated committee to promote workplace wellness cannot be the only ball carriers.


“In this sense, management will have to accept the idea, lead by example and constantly communicate its commitment, by promoting its champions for example. It will also be necessary to rally the stakeholders to the project, such as the union and the various trades and categories of employees. A wall-to-wall program will not work. In this area, there is no single recipe, you have to adapt to the diversity of your team,” explains Suzanne Laberge.


Another aspect that should not be overlooked: the implementation of physical activity in a company is a process that could be described as “cyclical”. Organizations can assess the needs and interests of their teams on an ad hoc basis, which may change over time and as staff changes. The offer can therefore be renewed and adjusted. This prevents the wear and tear of time from leading to disinvestment by employees by offering them new activities that may appeal to them.


Finally, carrying out a post-mortem assessment of the good and bad moves and reviewing the strategies put in place accordingly is just as essential. "One cannot just parachute an activity. We have to make sure that it meets expectations and really meets the needs of employees,” concludes Mouna Knani.

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