Ubisoft Saguenay, un exemple de milieu de travail nouveau genre

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Photo: Le Quotidien | Jeannot Lévesque
Photo: Le Quotidien | Jeannot Lévesque

Source: Le Quotidien | WILLIAM SAVARD

De plus en plus d’entreprises tentent d’effectuer un virage loin du carcan des horaires rigides, des bureaux gris et de la présence à tout prix dans le but de préserver la satisfaction de leurs employés. C’est le cas de la branche saguenéenne du géant international du jeu vidéo Ubisoft, qui préfère demander l’avis de ses salariés afin de créer un exemple de milieu de travail nouveau genre.


« Si on veut faire quelque chose pour nos employés, on doit s’assurer d’avoir quelque chose qui est à la hauteur de leurs attentes », pense la gestionnaire des ressources humaines chez Ubisoft Saguenay, Isabelle Joly.


Pour la compagnie qui a ouvert ses portes dans la région en 2017, il ne faut pas penser que le travail sera la seule et unique priorité dans la vie de ses professionnels.


L’importance qu’elle accorde aux « autres sphères » du quotidien de ses salariés est probablement mieux symbolisée par la création d’un gymnase au sous-sol, qui, combiné avec une organisation de l’horaire de travail flexible, permet de s’entraîner avant, pendant ou après sa journée de travail. Le Gym Tonic a vu son nom et son style lui être assignés après un sondage auprès des travailleurs d’Ubisoft, mais aussi de ceux de chez Vidéotron, une entreprise voisine également responsable et utilisatrice de celui-ci.


Souhaitant faciliter la prise en charge de la santé physique de ses employés, l’entreprise de création de jeux vidéo fait également appel à des ressources externes afin d’offrir des programmes d’entraînement.


Du côté des bureaux, Ubisoft Saguenay a également recours à des services en kinésiologie pour s’assurer que chacun soit confortable dans son environnement de travail.


La gestionnaire des ressources humaines chez Ubisoft Saguenay, Isabelle Joly LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE
La gestionnaire des ressources humaines, Isabelle Joly -- Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque

L’esthétisme

Ce n’est qu’une fois en plein cœur du lieu de création de jeux vidéo que le terme « milieu de travail nouveau genre » est le plus marquant. Sous le thème de la nature, Ubisoft Saguenay a tenté de s’éloigner le plus possible du côté monotone souvent reproché aux espaces de travail.


« C’est important que les gens travaillent dans un bel environnement. C’est beaucoup plus plaisant et ça stimule la créativité de chacun », explique Mme Joly, rappelant qu’il n’y a pas que la programmation « brute » qui compte dans cette industrie et qu’il faut accorder beaucoup d’importance aux artistes qui façonnent le produit.


L’esthétisme des locaux est également l’occasion pour le géant du jeu vidéo de rappeler l’endroit où ses 90 employés ont décidé de s’installer. Une sorte de chemin, volontairement peint en bleu afin de symboliser le fjord du Saguenay, sillonne les bureaux de fond en comble. « C’est plus qu’important de rappeler que nous sommes Ubisoft Saguenay. Nous voulons représenter ce qu’il y a de plus beau dans notre belle région, et surtout exister et contribuer au sein de la communauté », déclare à ce sujet la gestionnaire des ressources humaines.


En plus de l’aspect « beauté » de l’espace de travail, celui-ci offre une multitude de fonctions intéressantes pour un travailleur. De nombreuses salles de réunion, une grande cafétéria, des espaces de repos, une table de ping-pong, une grande salle du style agora : voilà autant d’éléments des vastes locaux d’Ubisoft à Saguenay.


Travailler de chez soi

Le travail à distance occupe une place de plus en plus importante chez de nombreuses entreprises depuis la pandémie. Beaucoup de gestionnaires qui l’ont vu initialement comme une solution obligée à une problématique grave le voient aujourd’hui comme une occasion d’offrir une meilleure conciliation travail-famille à leurs employés.


« C’est quelque chose qu’on voulait intégrer même avant la pandémie. Ubisoft avait déjà un projet pilote de 400 personnes. Du jour au lendemain, tous les employés sont devenus comme ces 400 personnes. Ç’a été compliqué, mais nous avons saisi l’opportunité d’accélérer notre innovation », raconte le directeur général d’Ubisoft Saguenay, Jimmy Boulianne.


« On a énormément testé de choses à l’époque, mais aujourd’hui, je crois que nous sommes à l’étape de maximiser son plein potentiel », ajoute-t-il. Depuis le « retour à la vie normale » post pandémique, les employés peuvent décider de retourner au bureau, mais ce n’est pas le choix de tout le monde. « Il y en a qui préfèrent travailler chez eux. La question pour nous devient alors de trouver comment faire pour s’assurer qu’ils sentent qu’ils font partie de l’équipe », mentionne le directeur.


Envois de boîtes-cadeaux, réunions ponctuelles et suivis réguliers : ceux qui adoptent le modèle à distance plutôt que celui en présence ou hybride peuvent difficilement oublier l’endroit où ils travaillent, selon M. Boulianne. « Il faut qu’on te fasse sentir que tu travailles chez la grande famille Ubisoft, même si tu choisis de le faire dans le confort de ta maison. »


 Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque
Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque

Une foule d’innovations sur le plan des outils de création, également nées des nouvelles contraintes du travail à distance, permettent aux créateurs de jeux vidéo d’être plus efficaces, à n’importe quel endroit. Utilisation d’outils de communication facilitant le travail des équipes, virtualisation d’une partie de l’équipement informatique situé dans les bureaux permettant de l’utiliser à parti de chez soi : les technologies ont tellement aidé Ubisoft à rendre le télétravail accessible que l’entreprise souhaite en appliquer de plus en plus dans toutes ses sphères.


« Nous commençons à nous demander ce que nous pouvons faire pour éviter les tâches simples, répétitives et qui demandent beaucoup de temps à nos employés. Nous voulons utiliser les technologies du futur afin de permettre aux créatifs humains de mettre leurs efforts là où ça compte vraiment », conclut le directeur général d’Ubisoft Saguenay, Jimmy Boulianne.


 

Ubisoft Saguenay, an example of a new kind of workplace

Français

Photo: Le Quotidien | Jeannot Lévesque
Photo: Le Quotidien | Jeannot Lévesque

Source: Le Quotidien | WILLIAM SAVARD

More and more companies are trying to make a shift away from the shackles of rigid schedules, gray offices and presence at all costs in order to preserve the satisfaction of their employees. This is the case of the Saguenay branch of the international video game giant Ubisoft, which prefers to ask the opinion of its employees in order to create an example of a new kind of workplace.


“If we want to do something for our employees, we have to make sure we have something that meets their expectations,” thinks Isabelle Joly, Human Resources Manager at Ubisoft Saguenay.


For the company that settled in the region in 2017, it should not be thought that work will be the one and only priority in the lives of its employees.


The importance it attaches to the "other spheres" of its employees' daily lives is probably best symbolized by the creation of a gymnasium in the basement, which, combined with the organization of flexible working hours, allows training before, during or after your working day. The Gym Tonic saw its name and style assigned to it after a survey within Ubisoft workers, but also those of Videotron, a neighboring company also responsible for and user of the gym.


Wishing to facilitate the management of the physical health of its employees, the video game creation company also calls on external resources to offer training programs.


On the office side, Ubisoft Saguenay also uses kinesiology services to ensure that everyone is comfortable in their work environment.


Isabelle Joly, HR Manager --  Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque
Isabelle Joly, HR Manager -- Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque

Aesthetics

It is only once in the heart of the place of creation of video games that the term “new kind of workplace” is most striking. Under the theme of nature, Ubisoft Saguenay has tried to move away as much as possible from the monotonous side often criticized for workspaces.


“It is important that people work in a beautiful environment. It's much more pleasant and it stimulates everyone's creativity," explains Ms. Joly, recalling that it's not just the "raw" programming that counts in this industry and that a great deal of importance must be given to the artists who shape the product.


The aesthetics of the premises is also an opportunity for the video game giant to recall the place where its 90 employees have decided to settle. A sort of path, deliberately painted blue to symbolize the Saguenay Fjord, crisscrosses the offices from top to bottom. “It is more than important to remember that we are Ubisoft Saguenay. We want to represent what is most beautiful in our beautiful region, and above all to exist and contribute within the community,” says the human resources manager.


In addition to the “beautiful” aspect of the workspace, it offers a multitude of interesting functions for a worker. Numerous meeting rooms, a large cafeteria, rest areas, a ping-pong table, a large agora-style room: these are all elements of Ubisoft's vast premises in Saguenay.


Work from home

Remote work has become an increasingly important part of many companies since the pandemic. Many managers who initially saw it as a necessary solution to a serious problem now see it as an opportunity to offer better work-family balance to their employees.


“It’s something we wanted to integrate even before the pandemic. Ubisoft already had a pilot project of 400 people. Overnight, all employees became like those 400 people. It was complicated, but we seized the opportunity to accelerate our innovation,” says Ubisoft Saguenay CEO Jimmy Boulianne.


"We tested a lot of things at the time, but today I think we are at the stage of maximizing its full potential," he adds. Since the post-pandemic “return to normal life”, employees may decide to return to the office, but this is not everyone's choice. “Some people prefer to work from home. The question for us then becomes how to make sure that they feel part of the team, ”says the director.


Sending gift boxes, one-off meetings and regular follow-ups: those who adopt the remote model rather than the in-person or hybrid model can hardly forget where they work, according to Mr. Boulianne. "We have to make them feel like they're working for the big Ubisoft family, even if they choose to do it from the comfort of their home. »


Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque
Photo: Le Quotidien; Jeannot Lévesque

A host of innovations in creation tools, also born from the new constraints of remote working, allow video game creators to be more efficient, anywhere. Use of communication tools to facilitate team work, virtualization of part of the computer equipment located in offices allowing it to be used from home: technologies have helped Ubisoft so much to make teleworking accessible that the he company wants to apply more and more of it in all its spheres.


“We are starting to ask ourselves what can we do to avoid simple, repetitive and time-consuming tasks for our employees. We want to use the technologies of the future to allow human creatives to put their efforts where it really counts,” concludes Ubisoft Saguenay CEO Jimmy Boulianne.

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